Sacrée soirée!!! ou comment ne pas faire les choses à moitié.
Hier soir, au retour de Paris heure habituelle d’arrivée 23 h20 , (désolée mes cheris de ne pas être passée vous voir, ce sera pour les vacances de noel) je pense jusqu’à présent ne pas avoir autant récolté de coincidences négatives à suivre. Moi paris ça commence dès chez moi, partir dans ma campagne, me garer à rennes, prendre le métro, puis finir les “derniers mètres” en train. c’est la gourde, la trousse de survie, la couverture aluminimisée, la Carte bleue, et le kit “toi aussi, ressemble à un touriste”.
J’avais le choix entre prendre la 205 pourrie et pare choc défoncé accroché avec une corde bien apparente, et l’ibiza bleu nuit ( ma voiture à moi).
le choix a été déterminant. J’ai pris la 205 (oui je ne suis pas fière moi)
Déjà vendredi je cherche l’huile trois en un, pour graisser le clef et la serrure, le temps humide je m’en méfiais. prémonition ou pas??? Ne sais pas.
A l’école je demande à nathounette si elle n’en a pas sur elle (oui nous les filles parfois on a des tas de trucs bizarres dans le sac à main…), elle me dit que le super u est pas loin… Par
l’affirmative je repond, mais manifeste ma fainéantise en fin de journée pour m’y rendre. En gros, je sens le vent tourner, mais n’agis pas. Trop pressée d’aller baver mes 400 coups au pauvre
Gomez mio qui croule sous la logorrhée de la gorgone que je suis.
Paris, la belle son marché de Noël, ses trois guirlandes à lafayette, ses affreux champs élysée (oui je les trouve vilains et snobs) et son monoprix hors de prix…
Le retour ne se fait pas dans la simplicité et le calme, Paris Le mans c’est la boite de nuit silencieuse dans le compartiement, une bande de hippies du 21 è siècle a decidé de danser sur le son de leur MP3, silencieusement, y’en a même qui finissent sur les genoux…
Le mans passé et largué ces fous furieux, je peux enfin fermer les yeux. mon arrivée sur rennes aura tout d’un bon film de Michel Blanc avec Michel Blanc. Je passe le défi du métro haut la
main, bien que mes coussinets purulents ceux chopés avec mes pompes à talon (pas bonne idée), à force de piétiner devant les vitrines de Noël que je n’ai même pas vues clament avec
persistance leur souffrance. les derniers mètres se font grâce à une force interieure , un genre de chi kong.. J’arrive pas loin de la voiture, quartier pas très “bienfamé” et j’entend,
-”Hep mignonne !” ma vue est obstruée par ma capuche gigantesque, je continus
-”excuse moi, n’ai pas peur…”
je tire sur le coté de la capuche et voit arriver vercingetorix, sans le bouclier, sans l’épée, et sans les cheveux longs…
-” tu as pas deux feuilles”,
je répond sans maitriser
-”je ne fume pas”,
-”mais si, tu as bien des feuilles”,
-”non je n’ai pas de feuilles” en fait en même temps je pensais y”en a pleins les arbres des feuilles qu’est ce que tu m’embêtes ?
il n’insiste pas, ma voiture est à quelques mètres. A oui mais là c’est à la nage que je vais devais m’y rendre, je n’avais pas remarqué que mes pieds trempaient dans 10 cm d’eau. Je me dis après tout, je suis presque à la maison, peu importe. J’ouvre, met mes affaires siège passager, puis tente de retirer ma clef de la portière. Celle qui m’avait fait penser à prendre deux jour avant du 3 en 1. Je tourne delicatement la clef, il manquerait qu’elle casse… ça rate pas la clef reviens vers moi, mais il en manque la moitié ! Ok … on ne panique pas…
je rentre m’abriter dans la voiture, dehors il pleut “des cordes, des chiens et des chats”.
Ah les batteries du portable sont à plat… j’avais pas pris mon chargeur pour le week end, normal.
J’exploite les dernières ressources et touche enfin un correspondant. Donne 3 indications sur ma position.
J’attend.
Un quart d’heure plus tard je m’avance sur la route sous la pluie pour manifester mon emplacement. Tiens, Vercingétorix revient, le pantalon à carreaux , super !
Il me réclame de nouveau ses feuilles, je lui répond gentiment, regarde ma main me demande si je n’ai pas une cigarette, non je ne fume pas.
Puis reste là à côté de moi. 3 mn qui me paraissent une éternité…
-”Et toi” , me demande ’til , “que fais tu là…”
Je rigole,
-”nan je ne fais pas le tapin, j’attend qu’on vienne me chercher”
il est quand même 1 heure du mat, ( et je me lève dans 5 heures pour aller travailler)
-”ah”
il reste là près de moi regarde devant comme s’il attendait le bus
2mn, une éternité
-”Et ton mari il fume ?”
-”Ouh la non !”
Il tourne les talons brusquement et part . L’idée d’un colosse non fumeur (qui n’existe pas) l’a certainement fait partir.
Pour la suite, je sens un drôle de trucs dans mon pantalon. Genre heure qui sonne pour les gnagnum…( les trucs de filles quoi )…Pas de protection …
Ah bin oui… je savais bien que ma soirée était pas complète, il manquait bien quelque chose ! Finalement des fois être un mec ça a du bon.
George-Bernard Shaw disait : "Un 