Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 23:57

Mes parents viennent demain midi. En fait je ne sais pas si c’Est-ce qui a favorisé le mal de tête de que j’avais ce matin en me levant et qui a persisté une bonne partie de la journée? Mais toujours est il que j’ai hâte à la fois que la journée de demain se termine rapidement, et que la soirée traîne suffisamment en longueur pour que je puisse récupérer de ce week end qui s’annonce bien épuisant.

Mon père va continuer d’avaler ses cachets pour arrêter de fumer et allumer sa clope en même temps, fichant de la cendre partout et tellement absorbé par son propre verbiage , sa place de commander de l'enterprise, enfin sa place d'officier ingénieur dans la marine marchande, sa préretraite à 45 ans et ses 15 dernières années de désoeuvrement, bla b labla;  laisser le bout de sa cigarette faire un trou ou deux dans une nappe déjà bien percée au préalable par ses soins lors des précédentes visites.
Il a troué le fauteuil en velours 2, 3 nappes, le bulle gomme , la canapé en cuir a eu chaud, et on va puer la clope comme ça durant quelques jours en début de semaine. Pas grave je ne suis pas matérialiste.

Eva va prendre possession du piano et nous ressortir , le morceau qui lui a fait gagné le second prix au concours nationale (500 euros quand même, mieux que question pour un champion) derrière un jeune roumain français, pour montrer à ses grands parents l'utilité du piano d'étude offert à Noël et qui prend déjà la poussière à la place de l'aquarium de 90 l presque vide.

Ma mère va picoler, va me dire que mes enfants sont parfaits , intelligents, précoces, adorables et pleurer sa grande tristesse, me dire qu‘elle m‘aime,  et me confier en secret sa vie miséreuse qu’elle a laissé dans son mariage, sans pour autant prendre de décision, et agir pour changer les choses, et ce sous forme de disque rayé.

Et moi... avec deux verres de vin cuit dans le nez et les noix de cajou à portée de main, je vais penser à cette école de comptabilité, pour devenir expert comptable, ou encore à cette école de kinésithérapie auxquelles je n'ai pas eu le droit car trop limitée intellectuellement selon mon père,  au détriment d'un frère certainement plus intelligent que moi pour faire de hautes études, et qui aujourd'hui fait le ménage dans l'hôtellerie... en bref le dimanche d’enfer.

pas étonnant que j'ai envie de fuir,  c'est si médiocre.

En perspective de cette journée familiale à déjà trop grosse échelle à mon gout, ce sera poulet frite, et glace au chocolat. Burk bbruk burK…je ne sais pas cuisiner, et la nourriture moi ça m’écoeure, je vais me soûler au vin cuit et noix de cajou, pour voir défiler plus rapidement cette réunion dominicale exceptionnelle.
Le week end dans ces conditions;  je m’arrange en général à être au travail d'habitude. Bon là j’ai pas fais ma valise pour Paris et je ne suis pas d’astreinte.

Vivement lundi, que je reprenne le boulot, crevée mais au moins dans un milieu calme et équilibrant.

Ma semaine s’est  certes bien déroulée j’ai fais quelques remarques judicieuses , vu pas mal de trucs et mise en demeure (par moi-même) de faire travailler ma mémoire, "entrée , présence, monter le lit, le soin, descendre  le lit, noter, éteindre la présence, et sortir en ayant passer mes mains à la solution Hydra alcoolique".

La présentation de mes objectifs comme intimée à l’école m’a valu un étrange regard de la cadre, j’ai vite réajusté, et préparé ma propre liste, moins infantilisante pour moi, et certainement plus professionnelle.
Je suis contente déjà de maîtriser le déplacement des corps lourds et inertes,  en ergonomie sans me casser le dos, et en préservant avec douceur  les patients de la douleur. Ensuite la mise en place des carrées et protections ainsi que les changements de draps alors que le patient est encore dans son lit. Les effleurages que je maîtrise ainsi que la prise de conscience des capacités et autonomie restante des malades. Les graphiques et BU, et l’humeur des patient, en restant moi-même, et faisant parfois rire la galerie, qui s’époumone dès qu’elle me voit entrer dans la chambre…

Etonnant, les gens ne sont vraiment pas blasés.

Mon comportement a aussi changé je ne perd plus de temps en mignardises, finitions de maniaque helvétique ( déformation scandinave de mère en fille) et petits soins et, quel gain de temps, rapide, efficace,  mes yeux se baladent de plus en plus vite et repèrent tout action à opérer(même si j'avoue que ça me démange de faire les angles, coins et rebords à la brosse à dent).
Ce qui me manquait il y a encore quelques mois et qui m‘a valu des reproches injustifiés vu ma position d‘élève, est totalement intégré ou presque à mi parcours. Plus qu’à éviter la fatigue, après une semaine de vacances en décembre sur 10 mois sans  repos, à cavaler , apprendre , examens, révision stress, notation à la c…, et tenir le coup ces  5 prochains mois.
Après c’est la pseudo liberté!

Je vais m’y préparer avec un peu de retard cependant même si ma candidature intéresse l’hopital public de rennes avec lesquels je n‘ai pas encore pris contact, car moi ce qui m’intéresse est de partir et découvrir autre chose , ailleurs et quitter Rennes la provinciale vidée de son âme.

Je pensais un jour  partir pour le Burkina fasso  ou l’Afghanistan dans les hôpitaux dissimulés pour sauver les femmes de la cruauté des hommes et ce quand les petits n‘auront plus besoin de moi. Projets, idées, ou simplement rêves.

Par MOreen
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 00:01
Par MOreen - Publié dans : Dans la peau de MOreen
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 21:23


16 déc 2008


Sacrée soirée!!! ou comment ne pas faire les choses à moitié.

Hier soir, au retour de Paris heure habituelle d’arrivée 23 h20 , (désolée mes cheris de ne pas être passée vous voir, ce sera pour les vacances de noel) je pense jusqu’à présent ne pas avoir autant récolté de coincidences négatives à suivre. Moi paris ça commence dès chez moi, partir dans ma campagne, me garer à rennes, prendre le métro, puis finir les “derniers mètres” en train. c’est la gourde, la trousse de survie, la couverture aluminimisée, la Carte bleue, et le kit “toi aussi, ressemble à un touriste”.

J’avais le choix entre prendre la 205 pourrie et pare choc défoncé accroché avec une corde bien apparente, et l’ibiza bleu nuit ( ma voiture à moi).
le choix a été déterminant. J’ai pris la 205 (oui je ne suis pas fière moi)

Déjà vendredi je cherche l’huile trois en un, pour graisser le clef et la serrure, le temps humide je m’en méfiais. prémonition ou pas??? Ne sais pas.
A l’école je demande à nathounette si elle n’en a pas sur elle (oui nous les filles parfois on a des tas de trucs bizarres dans le sac à main…), elle me dit que le super u est pas loin… Par l’affirmative je repond, mais manifeste ma fainéantise en fin de journée pour m’y rendre. En gros, je sens le vent tourner, mais n’agis pas. Trop pressée d’aller baver mes 400 coups au pauvre Gomez mio qui croule sous la logorrhée de la gorgone que je suis.

Paris, la belle son marché de Noël, ses trois guirlandes à lafayette, ses affreux champs élysée (oui je les trouve vilains et snobs) et son monoprix hors de prix…

Le retour ne se fait pas dans la simplicité et le calme, Paris Le mans c’est la boite de nuit silencieuse dans le compartiement, une bande de hippies du 21 è siècle a decidé de danser sur le son de leur MP3, silencieusement, y’en a même qui finissent sur les genoux…

Le mans passé et largué ces fous furieux, je peux enfin fermer les yeux. mon arrivée sur rennes aura tout d’un bon film de Michel Blanc avec Michel Blanc. Je passe le défi du métro haut la main, bien que mes coussinets purulents ceux chopés avec mes pompes à talon (pas bonne idée), à force de piétiner devant les vitrines de Noël que je n’ai même pas vues clament avec persistance leur souffrance. les derniers mètres se font grâce à une force interieure , un genre de chi kong.. J’arrive pas loin de la voiture, quartier pas très “bienfamé” et j’entend,
-”Hep mignonne !” ma vue est obstruée par ma capuche gigantesque, je continus
-”excuse moi, n’ai pas peur…”
je tire sur le coté de la capuche et voit arriver vercingetorix, sans le bouclier, sans l’épée, et sans les cheveux longs…
-” tu as pas deux feuilles”,
je répond sans maitriser
-”je ne fume pas”,
-”mais si, tu as bien des feuilles”,
-”non je n’ai pas de feuilles” en fait en même temps je pensais y”en a pleins les arbres des feuilles qu’est ce que tu m’embêtes ?

il n’insiste pas, ma voiture est à quelques mètres. A oui mais là c’est à la nage que je vais devais m’y rendre, je n’avais pas remarqué que mes pieds trempaient dans 10 cm d’eau. Je me dis après tout, je suis presque à la maison, peu importe. J’ouvre, met mes affaires siège passager, puis tente de retirer ma clef de la portière. Celle qui m’avait fait penser à prendre deux jour avant du 3 en 1. Je tourne delicatement la clef, il manquerait qu’elle casse… ça rate pas la clef reviens vers moi, mais il en manque la moitié ! Ok … on ne panique pas…

je rentre m’abriter dans la voiture, dehors il pleut “des cordes, des chiens et des chats”.
Ah les batteries du portable sont à plat… j’avais pas pris mon chargeur pour le week end, normal.

J’exploite les dernières ressources et touche enfin un correspondant. Donne 3 indications sur ma position.
J’attend.
Un quart d’heure plus tard je m’avance sur la route sous la pluie pour manifester mon emplacement. Tiens, Vercingétorix revient, le pantalon à carreaux , super !
Il me réclame de nouveau ses feuilles, je lui répond gentiment, regarde ma main me demande si je n’ai pas une cigarette, non je ne fume pas.

Puis reste là à côté de moi. 3 mn qui me paraissent une éternité…

-”Et toi” , me demande ’til , “que fais tu là…”

Je rigole,
-”nan je ne fais pas le tapin, j’attend qu’on vienne me chercher”
il est quand même 1 heure du mat, ( et  je me lève dans 5 heures pour aller travailler)

-”ah”

il reste là près de moi regarde devant comme s’il attendait le bus

2mn, une éternité

-”Et ton mari il fume ?”

-”Ouh la non !”
Il tourne les talons brusquement et part .  L’idée d’un colosse non fumeur (qui n’existe pas) l’a certainement fait partir.

Pour la suite, je sens un drôle de trucs dans mon pantalon. Genre heure qui sonne pour les gnagnum…( les trucs de filles quoi )…Pas de protection …

Ah bin oui… je savais bien que ma soirée était pas complète, il manquait bien quelque chose ! Finalement des fois être un mec ça a du bon.

Par MOreen - Publié dans : Dans la peau de MOreen
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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 11:35

ahhh...

bref la vie est belle;

Déjà, je suis faite pour finir toute seule avec ma béquille, j’ai comme un genre de radar d’autodéfense, qui me signale , “va “, ou bien “ni va pas”, ou encore “va mais tu vas te planter”.

Généralement ça dit “va mais tu vas te planter” et moi je sais que je vais me planter alors j’y vais comme une idiote.

Mais l’idiote sens que de fond elle va se planter et reste tétanisée (un peu comme la souris face au serpent), oui moi la peur ne me fait pas partir en courant, je m’immobilise.

Aujourd’hui le boulot ma permi d’atteindre un état de catarcie incroyable, je pensais que le sentiments d’humanité avait fuit la planète terre il y a encore 24 h. La chirurgie ça reconstruit (et c’est vrai, j’en suis la preuve vivante)…

Journée géniale, enfin bref journée normale. Je n’ai remporté aucun prix de beauté (je m’étonne d’ailleurs ???), je suis une looseuse dans les sentiments (ça métonne pas, personne ne veut prendre le temps de m’apprivoiser et me laisser le temps de retirer ma coquille) veulent tous de l’instantanée et de la perfection !même si je peux vivre dans la rapidité et la spontanéité et mettre les aéro-freins au dernier moment, faut pas pousser la mémé dans les orties quand même.

Tiens n’étais je pas comme ça il n’y a pas encore si longtemps ?…

Bref, ma coquille s’est ouverte au boulot, car là personne à me scruter, me dévisager , regarder mes mains, mes contraction musculaires…comme en psychiatrie où les soignants usurpaient le rôle du médecin (oui bon ce n’est que 10 années d’étude en plus what else ? un pet de travers et tu étais cataloguée de skizo !), toujours ce problème d’être l’archétype de la femme enfant , d’avoir un physique légèrement en décalage avec mon âge réel, ma douceur et tendresse parfois énervante, et mon calme et ma froideur apparente ( passant plus pour du j’en foutisme dans les cas d’urgence) le stress généré par les remarques inutiles et désobligeantes des autres, ainsi que par leur attitude incorrecte de scrutation de celle que je suis réellement (ça c’est un point désagréable, se savoir observée (c’est un 6è sens que je gère très mal) sur des bases de pseudo psychologie où même les grand psychologue ne sont pas d’accord entre eux et offre une multitude de courant à adhérer comme de multitude de choix politique (et qui a raison ?)…
ils sont qui eux pour juger ? n’ont ils pas des défauts ? ), et forcement ma grande sensibilité qui laisse croire aux cons que je ne suis pas une personne fiable avec une certaine force de caractère… je vous passe les détails sans cesse répéter au fil de mes textes, c’est gavant non ? )

zou en deux jours je me suis appropriée la bonne place d’élève. Je m’épanouie enfin réellement.

je lui avait dit au cadre, laisser moi le temps, merdouiille, je suis pas un robot à la demande, je peux bosser vite et bien et être cool, mais surtout laisser moi le temps, et cessez de me scruter… depuis il ne me regarde plus.. bon là ça commence à être gênant…

voilà ce soir j’ai quasiment des chambres et des patients à moi.

Aujourd’hui descente en chambre de réveil…près du bloc, allongée, elle me regarde je lui souris elle répond par un sourire et semble un peu shoutée par l’anesthésie qui s’évapore doucement, et soudain, alors que l’infirmière parle de choc anaphylactique (réaction allergique), la dame se met à pleurer , je lui prend la main et la rassure, elle me susurre à l’oreille, “l’infirmière est méchante avec moi”…

Merdouille ça recommence, je suis prise à partie, je n’ai rien fait je vous jure, c’est elle qui a commencé !

je la rassure et la remonte dans sa chambre. elle veut être jolie pour son chéri et demande son appareil dentaire, l’infirmière lui refuse; elle me regarde en souriant tristement, je lui fais un clin d’oeil et remet le dentier sur lequel j’avais mis la colle, dans son écrin.

20 h Rebelotte retour en pédiatrie, je vais voir ma petite gamine, demandée de nouveau en renfort, je m’impose un peu et propose d’occuper le même poste que le lundi. le changement des carrés pendant que 6 personnes la soulève. Son père est là.. bel homme ah ah mm !!!

Bon zut le boulot va pas se faire tout seul, on va pas flirter connement hein ? (soyez pas jaloux faut bien que je romance un peu).

les pansements cachent la zone recousue, les tiges de fer ont été retirées des genoux, elle est plus calme ce soir, elle ne crie pas. Et ” 3″ on la soulève , je change les carrés et lui envoie “c’est bien ma grande tu es courageuse” ; je recule , elle est reposée.

je souris et rie nerveusement en regagnant l’unité, je me réfreine car c’est mal à propos.

Elle va mieux et semble enfin ne plus souffrir physiquement, mais elle ne pourra jamais être mère, même peut être elle ne pourra jamais remarcher.

Et la vie continue, les souffrances s’estompent, et laissent leurs cicatrices …mon rôle de soignante commence enfin à se dessiner dans ma tête, je manque encore de dureté, mais nous ne sommes qu’au deuxième jour en chi, mon but dans ce domaine c’est le bloc, les urgences, ou le pôle de remplacement.

Pas de maternité, pas de psy, je sais déjà ce que je ne veux pas. Quant à ce que je veux, je ne sais pas encore.

Juste réussir mon diplôme, et faire ce que je veux de ma vie et la vivre à 100 à l’heure !

Zou A la douche, éviter de ramener des maladies nosocomiales sur moi et de m’en coller une dans l’oeil!
Par MOreen - Publié dans : Dans la peau de MOreen
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 09:38
George-Bernard Shaw disait : "Un amour idéal, c'est celui qui est mené par la Poste". C'est dire l'importance capitale du rôle que peut jouer la correspondance épistolaire en matière amoureuse.

 
En effet, à cause de la pudeur ou de la maladresse, de la réticence ou de l'impétuosité des sentiments, il est souvent difficile d'exprimer à l'être aimé, par des paroles ou des gestes, ce qu'on ressent et ce qu'on veut dire. Écrire des lettres s'avère alors un incomparable moyen de communiquer à l'autre ses pensées et ses sentiments. Rien d'étonnant à ce que les lettres d'amour comptent parmi les plus belles pages de la littérature universelle.

relevé >>> ici 
Par MOreen - Publié dans : les trucs chouettes sur le net
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  • pfff dans ma tête; 20 tiroirs inutiles ouverts en permanence...

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